Dans cette biographie d’Elon Musk, le fondateur de PayPal, Tesla ou encore SpaceX, le journaliste Ashlee Vance nous fait connaître l’entrepreneur qui, après de nombreux succès, parle désormais de coloniser Mars.

Souvent adulé, parfois décrié, une chose est sûre, Elon Musk, le fondateur de PayPal, Tesla ou encore SpaceX ne laisse personne indifférent. À la manière d’un Steve Jobs, ce visionnaire a su révolutionner les industries dans lesquelles il s’implique et inspirer toute une génération d’entrepreneurs. Portrait d’un homme extraordinaire dont la seule limite est celle de ses rêves.

Elon Musk est né en 1971 à Pretoria, une grande ville sud-africaine. À l’époque, sa vie est compliquée : elle oscille entre les violences d’un pays miné par l’apartheid et une relation compliquée avec son père. Ce dernier, ingénieur, et sa femme, un mannequin canadien, vont divorcer alors qu’Elon n’est âgé que de 9 ans.

Enfant solitaire et isolé, il lit énormément, jusqu’à 10 heures par jour, et se passionne pour la science-fiction et la fantasy, notamment grâce à des livres tels que Le Seigneur des anneaux ou le guide du voyageur galactique. Il ira même jusqu’à lire l’encyclopedia Brittanica. 

Ses lectures dystopiques lui permettent de prendre conscience des dangers qui menacent l’humanité, une vision qui guidera ses actions dans tout ce qu’il entreprend.

Sa curiosité débordante le pousse également à s’intéresser aux sciences, à l’informatique et même à la philosophie.

C’est à 10 ans qu’il voit un ordinateur pour la première fois. 2 ans plus tard, il réussira à coder un jeu vidéo, Blastar, dont le but est de détruire des vaisseaux extraterrestres, et qu’il revendra 500 dollars.

Très vite, il a considéré que l’Afrique du Sud s’apparenterait à une prison pour lui. Son rêve ? S’expatrier aux Etats-Unis pour étudier et entreprendre. C’est ainsi qu’à seulement 17 ans Elon Musk quitte l’Afrique du Sud pour l’Amérique du Nord, où il peut facilement obtenir la nationalité canadienne grâce aux origines de sa mère.

Une fois au Canada, il parcourt des milliers de kilomètres en bus et en auto-stop afin de rejoindre un de ses cousins qui va lui offrir l’hospitalité. Sa vie est précaire ce qui le force à travailler en dehors des cours pour financer ses études.

Un an plus tard, il s’inscrit à la Queen’s University à Kingston, dans l’Ontario. C’est là qu’il rencontrera Justine, sa future femme. Après 2 années aux Canada, son excellence dans toutes les matières scientifiques lui permet d’obtenir une bourse pour rejoindre en double diplôme la Wharton School de l’université de Pennsylvanie, une des plus prestigieuses écoles américaines. Il y étudiera la physique et l’économie.

Après avoir travaillé quelques temps chez Rocket Science, Elon entre dans le monde de l’entrepreneuriat américain, en fondant avec son frère Kimbal sa première start-up, nommée Zip2.

Ils dénichent les bureaux les moins chers de toute la Sillicon Valley.

Elon en sortira à peine, choisissant par exemple de dormir sous son bureau pour ne pas perdre de temps.

Nous sommes en 1995, une époque ou Facebook et Google n’existent pas encore, tout comme les smartphones. Les cassettes VHD se font remplacer par les DVD, JavaScript vient d’être inventé et le code du langage PHP est rendu public.

Malgré les réticences des commerçants, qui croient assez peu à Internet, le succès est au rendez-vous, ce qui permet à la société de lever des fonds.

En 1999, en pleine bulle Internet, et après une fusion manquée avec leur plus gros concurrent, City Search, Zip2 se fait racheter par Compaq Computers, pour plus de 300 millions de dollars.

Elon Musk est un jeune homme ambitieux et, au lieu de profiter de son nouveau statut de multimillionnaire, il décide de créer une nouvelle start-up dans le secteur de la finance en ligne, à peine un mois après avoir vendu Zip2. En effet, depuis longtemps déjà, Elon rêve de créer la première banque dématérialisée.

C’est ainsi que, la veille de Thanksgiving, X.com voit le jour, aidée d’un investissement de 12 millions de dollars de la part d’Elon Musk.

Un stage de ce dernier dans une banque, effectué pendant ses études, lui a donné une image assez médiocre du secteur.

 

Les banquiers sont riches et bêtes. Ils ne font rien à part copier les autres.

 

Tout comme sa précédente start-up, X.com est un succès : en 2 mois, la société compte déjà 200 000 utilisateurs. Il faut dire que les avantages sont nombreux : pas de pénalités en cas de dépassement, une carte de paiement offerte et créditée de 20 dollars ou encore l’absence de frais bancaires.

Au même moment, une autre start-up fait parler d’elle. Il s’agit de Confinity, fondée par Peter Thiel et Max Levchin, une compagnie de paiements en ligne.

En mars 2000, les 2 sociétés aux intérêts alignés fusionnent, c’est le début de l’aventure PayPal, dont Elon Musk devient le principal actionnaire. À l’époque, c’est un jeune homme hautain et fier de lui, qui vient de se débarrasser de sa vieille BMW 320 pour parcourir la Silicon Valley à bord de sa Maclaren F1 flambant neuve.

Mais tout n’est pas rose pour autant. L’augmentation brusque du nombre d’utilisateurs amène de nouveaux problèmes, comme une multiplication des fraudes ou l’obsolescence du système informatique.

Pour l’anecdote, le système anti-fraude a été conçu par Jawed Karim. Avec 2 autres employés de Paypal, Chad Hurley et Steve Chen, il créera en 2005 un site de rencontre, qui deviendra Youtube. 

Au delà des problèmes, des désaccords stratégiques apparaissent, notamment avec Peter Thiel. Ce dernier voudrait se servir de Linux alors que Musk veut continuer à utiliser Microsoft. Peu à peu, il se met à dos à la fois les investisseurs et les employés.

La sanction tombe en septembre 2000. Elon Musk, alors en voyage de noce en Australie, apprend à la sortie de l’avion que le conseil d’administration le remplace par Peter Thiel.

 

Ce fut ma leçon pour avoir pris des vacances : les vacances vont vous tuer. 

 

Malgré la déconvenue, Elon Musk croit en PayPal et poursuit donc son investissement dans la société. Il continue également de la conseiller.

Plusieurs offres de rachats sont proposées mais Elon les refuse toutes, jusqu’à celle d’Ebay, qui souhaite acquérir PayPal pour 1,5 milliard de dollars. Il possède alors 11,7% de la société, ce qui lui permet de gagner 180 millions de dollars après impôts.

Au final, malgré les désaccords et les revers pour Elon Musk, l’aventure entrepreneuriale au sein de PayPal aura été une formidable réussite.

Il faut quand même noter que ce qu’est devenu Paypal est très inférieur à ce qu’Elon s’était imaginé. Son ambition, à une époque où il était rarissime de payer sur internet, était en effet de créer un service complet, rassemblant épargne, compte courant, paiement en ligne, assurance et courtage.

Mais les problèmes internes ont eu raison de sa vision…

La joie issue du rachat de PayPal ne dure pas longtemps. En effet, quelques jours plus tard, son fils, âgé de seulement quelques mois, meurt du syndrome de mort subite du nourrisson.

Elon Musk se réfugie alors dans le travail, enchaînant les semaines de 100 heures. Il désire travailler dans l’industrie spatiale. Ainsi, juste après avoir déménagé à Los Angeles, il rejoint la Mars Society, une association qui rassemble les personnes passionnées par l’espace.

Le jeune entrepreneur sud-africain est alors surpris que la NASA n’ait préparé aucun plan précis pour aller explorer Mars. C’est ce qui le décide à fonder son propre groupe : Life to Mars, qui rassemble chercheurs et passionnés, comme le réalisateur James Cameron.

 

Je pense que cela doit être fait et je ne vois personne le faire.

 

Elon Musk a toujours rêvé de participer à la conquête spatiale. Pour lui, l’humanité doit s’établir sur plusieurs planètes pour maximiser ses chances de survie.

Pour commencer, il désire envoyer des souris dans l’espace puis sur Mars. Un projet qui coûte cher, entre 20 et 30 millions de dollars. Il se rend alors en Russie pour y acheter une fusée mais la vente n’aboutit pas. Raillé, moqué, Elon Musk change d’avis et s’est mis en tête de bâtir sa propre fusée, afin de réduire les coûts.

C’est ainsi qu’en 2002 naît sa troisième entreprise, Space Exploration Technologies, qui s’installe dans la banlieue de Los Angeles, dans un entrepôt dépourvu de cloisons et au design minimaliste. Elon souhaite incorporer l’esprit start-up dans un secteur qui n’a toujours pas effectué sa mutation.

Lui qui faisait décoller de petites fusées depuis la cour de son collège, va maintenant pouvoir passer au niveau supérieur.

Avec ses équipes, il travaille d’arrache-pied pour parfaire la technologie, mais leur ambition suscite scepticisme et critiques. En effet, beaucoup ont déjà échoué avant lui et SpaceX, avec un faible budget provenant de la fortune d’Elon Musk, fait davantage rire que peur.

La recherche d’économies à faire est un élément central de la culture de l’entreprise. Pour Musk, ce sont les coûts exorbitants de cette industrie qui freinent l’exploration spatiale et il s’efforce de transmettre son message à ses employés.

–  Combien coûte à produire une Tesla Model S ?

–  Environ 30 000 dollars et 2,5 tonnes.

–  Alors pourquoi un moteur Merlin, qui pèse 5 fois moins lourd, me coûte presque un million de dollars ? Presque 30 fois plus ?

C’est cette obsession qui le décide à faire le pari du réutilisable et à fuir les sous-traitant comme la peste. Pour diminuer les coûts, tout est fait en interne, et tant pis si cela signifie renoncer à des produits améliorés sans discontinuer depuis des dizaines d’années.

En 2003, Elon Musk a fait la connaissance de Jeffrey Straubel, un ingénieur fraîchement diplômé de Stanford. Ce dernier a un objectif : fabriquer une nouvelle batterie lithium-ion pour les véhicules hybrides et électriques.

Ainsi débute le partenariat entre les 2 hommes, auquel viendront se greffer 2 sociétés particulièrement avancées dans le domaine du véhicule électrique :

–  La première, AC Propulsion, se trouve également à Los Angeles. L’atout principal de cette compagnie est son équipe de R&D, qui lui permet d’avoir ce qui se fait de mieux en terme de technologie.

– La seconde, Tesla Motors, nommée ainsi en hommage à Nikola Tesla, qui travaillait sur les moteurs électriques dès le XXème siècle, a été fondée par Marc Tarpenning et Martin Eberhard, dans le but de commercialiser une voiture à la fois esthétique et respectueuse de l’environnement.

Les membres de cette équipe étaient sur la même longueur d’onde. En effet, tous étaient d’accord pour dire que le pétrole et les énergies fossiles avaient fait leur temps.

Musk investi alors 6,5 millions de dollars, devient PDG et premier actionnaire de la société.

En mai 2005, c’est l’heure de vérité. SpaceX effectue un premier lancement depuis la base de Vandenberg, utilisée par Boeing ou Lockheed Martin entre autre.

Mais ce premier test est un échec et la déception est grande.

Alors même que SpaceX connaît des débuts difficiles, Elon Musk espère bouleverser le marché automobile avec tesla.

Le premier prototype de la marque, le Roadster, est révélée en juillet 2006, à Santa Clara. Malgré un prix élevé, 92 000 dollars en précommande, une trentaine de personnes comme les fondateurs de Google sont séduits par le projet.

Pour Tesla et Elon Musk, c’est le début des ennuis. En effet, alors que ce dernier estimait le montant à payer pour construire un roadster à une soixantaine de milliers de dollars, un audit révèle qu’il faudra plutôt tabler sur un coût de fabrication de 140 000 $. Pour lui et les autres investisseurs, c’est la douche froide. Alors que 100 millions ont déjà été dépensés sans que la moindre voiture ait été livrée, ils apprennent que le projet est déficitaire. Vendre des Roadster reviendrait ainsi à creuser peu à peu leur propre tombe. Mais les problèmes ne s’arrêtent pas là, car la voiture est bourrée de défauts : les sièges ne sont pas confortables, l’air conditionné ne fonctionne pas et il en va de même pour la transmission.

Voici ce qu’écrit Elon Musk dans un mail :

 

La situation est plus effrayante et plus pressante que je ne l’aurais pensé. Tesla est dans une situation financière quasi fatale.

 

L’entrepreneur sud-africain, qui pensait faire mordre la poussière aux vieux constructeurs automobiles de Détroit, se rend alors compte que le défi que Tesla doit relever, à savoir réussir la transition entre R&D d’une part et production d’autre part, est plus compliqué que ce à quoi il s’attendait.

Mais Elon Musk ne baisse pas les bras, l’entrepreneur se sent investis d’une véritable mission, celle d’aider l’humanité à bâtir un futur plus durable. En plus de réinjecter 20 millions de dollars dans l’entreprise, tirés de sa fortune personnelle, il réfléchit à vendre ses batteries aux autres grands constructeurs, afin de gagner assez d’argent pour maintenir Tesla à flot.

A l’époque, l’électrique commence à avoir le vent en poupe et certains grands groupes pensent à créer leur propre modèle.

Or, Elon Musk est convaincu que c’est Tesla qui possède les meilleures batteries disponibles sur le marché.

C’est ainsi qu’en septembre 2007, il s’envole pour Stuttgart en Allemagne, afin de rencontrer des responsables de Daimler.   

Il leur présente sa technologie, qu’il pense révolutionnaire, mais… les dirigeants ne sont pas enthousiastes.

Tesla est alors une jeune startup au bord de la faillite et ils ne pensent pas vraiment que Musk puisse réussir à tenir ses promesses.

Et ils ont plutôt raison d’avoir des doutes, puisque l’entreprise fait face à des problèmes de fabrication de ses batteries en Thaïlande.

Pourtant, quelques mois plus tard, 2 pour être exact, Herbert Kohler, le directeur de l’ingénierie avancée de Daimler, lui annonce qu’il sera présent en Californie dans 6 semaines, et qu’il souhaiterait voir la technologie dont Elon lui avait parlé.

Devant l’urgence de la situation, il appelle aussitôt Straubel :

 

Nous avons besoin d’une Smart électrique dans 6 semaines. Tu peux faire ça ?

 

Une demande qui n’est pas si simple à exaucer. Travailler sur ce nouveau projet implique de délaisser le Roadster, à un moment où il devrait être au centre de l’attention. Et puis, problème de taille, la Smart à essence, qu’Elon souhaite modifier pour valider son expertise, n’est pas vendue aux Etats-Unis.

C’est ainsi que, quelques heures plus tard, l’ami d’un ingénieur de chez Tesla, parlant parfaitement espagnol, se retrouve avec 20 milles dollars en liquide dans un sac, en direction de Tijuana, au Mexique, pour acheter une Smart. Une aventure rocambolesque.

A vrai dire, ils n’ont aucune garantie que cet inconnu ramène la voiture. Il pourrait très bien disparaître avec l’argent.

Mais Musk est dos au mur, et, s’il ne veut pas voir Tesla mourir entre ses mains, il doit agir vite, très vite.

Heureusement pour tout le monde, 3 jours plus tard, une Smart flambant neuve trônait fièrement sur le parking de l’entreprise.

Straubel, aidé d’autres ingénieurs, a ensuite retiré le moteur, puis fabriqué une batterie sur mesure pour la voiture avant de trafiquer le moteur d’un Roadster pour alimenter cette dernière.

Ils travaillent autant qu’ils le peuvent mais le temps presse. Quand la fatigue se fait sentir, c’est sous les escaliers qu’ils vont dormir.

Cinq semaines et demie après, à 1h00 du matin, leurs efforts finissent par payer. Juste après avoir testé la Smart, dorénavant électrique, sur le parking de Tesla, Straubel appelle Musk pour lui dire que leur voiture est enfin prête.

Janvier 2008, Herbert Kohler, accompagné d’autres cadres dirigeants de Daimler, est assis dans une salle de conférence, à écouter la présentation PowerPoint d’Elon Musk, qui vante les mérites de la technologie Roadster, tout en détaillant les avantages qu’elles représente.

L’ambiance est tendue. Kohler, sceptique, écoute froidement Musk parler de son Roadster, tape à l’œil et produit en peu d’exemplaires. Il n’est absolument pas intéressé. Lui est ici pour savoir si Tesla peut produire des batteries électriques en masse, et rapidement.

Sentant la situation lui échapper, Elon Musk décide de changer de sujet.

–  Nous avons quelque chose à vous montrer.

Impassibles, les Allemands approchent de la Smart.

–  Elle est électrique.

–  Comment ça ?

–  Nous avons mis un moteur et une batterie Tesla à l’intérieur lui répond Musk.

Kohler inspecte alors la voiture. Impossible de se rendre compte des changements. Les employés de Tesla avaient veillé à ce que ni l’extérieur ni l’habitacle ne soient modifiés.

Celui-ci, accompagné d’Elon Musk sur le siège passager, sort alors pour voir ce que la voiture a dans le ventre.

Pendant un interminable quart d’heure, Straubel patiente nerveusement, au milieu des cadres allemands. Lorsque les 2 hommes sont de retour, Straubel remarque un changement dans l’attitude de Kohler. Glacial il y a à peine quelques minutes, le directeur essaie maintenant, tant bien que mal, de réprimer un sourire.

–  Discutons de la possibilité d’un partenariat

Elon Musk vient de réussir son pari.

Cette réussite est d’autant plus importante pour lui que, du côté de SpaceX, les choses se passent mal.

Depuis le fiasco du premier test, en 2005, les déconvenues se sont enchaînées. 2 autres tentatives ont en effet eu lieues, une en décembre 2006 et une en Mars 2007. 2 échecs… 2 échecs qui coûtent cher. L’entreprise perdra même le droit de faire décoller des fusées pendant un moment.

Elon Musk vie difficilement les lancements ratés des fusées, mais il reste déterminé et optimiste, bien décidé à réussir là où les autres ont échoués. Ce dernier supervise tout : de la fabrication au moindre détail de conception. Chez SpaceX, les rouleaux d’aluminiums entrent et ce sont des fusées qui ressortent des hangars géants.

Les ingénieurs de la firme examinent longuement les problèmes liés au moteur ou au réservoir, apprennent de leurs erreurs et, le 28 septembre 2008, décident du 4ème lancement de l’entreprise.

C’est l’essai de la dernière chance. Contrairement aux vols précédents, celui-ci n’est financé ni par la NASA, ni par l’US Air Force. Tout est payé avec le maigre budget de SpaceX. Si le lancement est un échec, il ne restera tout simplement plus assez d’argent pour organiser un cinquième décollage.

Le décompte commence, la Falcon 1 décolle sous les applaudissements, monte haut dans le ciel, toujours plus haut.

1 minute après le lancement, tout semble bien se passer, le premier étage se sépare comme prévu, juste avant que l’on ne perde le contact visuel avec la fusée pendant plusieurs secondes. Rien de très grave, à part ce léger incident, tout se passe bien.

Le lancement est un succès. Enfin.

Au bout de 6 ans de travail acharné, de la part de plus de 500 personnes, les équipes de SpaceX ont réalisé ce que personne ne croyait possible, puisque la fusée Falcon 1, nommé ainsi en hommage au Millenium Falcon de Star Wars, a réussie à atteindre l’orbite terrestre. C’est la première fois qu’une entreprise privée réussit cela.

Le 28 septembre 2008 ne marquera donc pas la fin de l’aventure SpaceX, mais le début de quelque chose d’encore plus grand.

Trois mois plus tard, un accord d’1,6 milliard de dollars est conclu avec la NASA.

A cette époque, Elon Musk travaille énormément et passe de moins en moins de temps avec sa famille. En juin 2008, il divorce. Sa femme ne supportant plus ses changements d’humeur, son obsession du travail ou encore l’éducation stricte de leurs enfants.

Certains de ses employés se plaignent également de sa rudesse et de son manque d’empathie.

Mais revenons à Tesla. Depuis que les problèmes de productions du Roadster ont étés résolus, tout semble aller pour le mieux. On peut désormais les voir parcourir fièrement les routes de San Francisco, nombres d’entrepreneurs de la silicon valley ayant été enthousiasmés par ce véhicule innovant, écologique et racé.

Les avis sont élogieux, dithyrambiques même.

 

– Le Roadster est une voiture techniquement au top, encore plus cool à conduire, et il change diamétralement notre perception des voitures électriques. C’est historique. – Motor Trend

 

–  Une révélation. – Car and Driver

 

Ces critiques positives sont suivies de centaines de commandes pour le Roadster, ce qui permet à Tesla de retrouver suffisamment de trésorerie pour ne pas faire faillite.

Le chemin semble alors tout tracé : avec les ventes de batteries, auxquelles se rajoutent celles du Roadster, Tesla devrait pouvoir devenir enfin rentable.

Mais voilà, Elon Musk voit grand, et il en veut plus.

L’ambition de ce dernier a toujours été de provoquer un véritable changement de paradigme, à savoir remplacer nos modes de déplacements gourmands en énergies fossiles par des transports électriques, moins polluants.

Pour atteindre son objectif, Elon a défini un plan en 3 étapes.

D’abord, sortir une voiture de sport luxueuse, le fameux Roadster, pour valider son concept aux yeux du reste du monde.

Ensuite, produire une berline haut de gamme, la Tesla Model S, produite à un plus grand nombre d’exemplaires et venant concurrencer les modèles de marques prestigieuses telles que Audi, BMW ou Mercedes

Enfin, commercialiser des centaines de milliers de véhicules électriques à un prix raisonnable pour que tout le monde puisse avoir accès à cette technologie.

Malgré les difficultés, la phase 1 s’est révélé être une belle réussite. C’est donc vers la phase 2 et le model S que l’attention de Musk se tourne.

Sur de sa force, après l’accueil positif reçu par le Roadster, Elon Musk s’imagine pouvoir lever 100 millions de dollars, afin de débuter la production du Model S. Pour cela, il fait appel à la banque américaine Goldman Sachs, qui se montre intéressée.

Malheureusement pour lui, avant qu’un accord puisse être conclu, la bulle immobilière américaine explose, déclenchant la crise des subprimes.   

Le secteur de la finance tremble dans le monde entier. D’un coup d’un seul, les grandes banques deviennent des géants aux pieds d’argiles. Lehman Brothers, la plus grande rivale de Goldman Sachs, en vient à déposer le bilan, et licencier tout son personnel.

Les banques deviennent frileuses, et les choses n’avancent guère plus avec Goldman Sachs, alors qu’Elon Musk voit le solde bancaire de Tesla chuter de jours en jours, de plus en plus dangereusement.

Pourtant, les ingénieurs de Tesla touchent au but. Ils sont en effet parvenus à réduire les coûts de fabrication du Roadster aux environs des 95 000 dollars, notamment en renégociant les contrats avec leurs fournisseurs et en redessinant certaines parties du véhicule pour les simplifier.

Mais l’entreprise traîne toujours comme un boulet les centaines de pré ventes réalisées à prix réduit en 2007.

500 000 dollars… C’est tout l’argent qu’il reste à Tesla en cette année 2008.

On compte les jours restants avant que les salaires ne puissent plus être payés.

Musk doit alors prendre une décision difficile. Il lui reste 20 millions de dollars hérités des succès de ses précédentes startups, le reste ayant été englouti voracement par Tesla et SpaceX.

Il peut faire le choix de tout abandonner. Après tout, à 37 ans, il est suffisamment riche pour vivre confortablement jusqu’à la fin de sa vie. Et s’il le souhaite, il pourra toujours entreprendre dans quelque chose de bien plus simple, de moins ambitieux…

Ou bien, il peut tout risquer, jusqu’au dernier centime de sa fortune personnelle, pour avoir ne serait-ce qu’une petite chance de réaliser ses rêves…

Au Starbuck, un homme s’apprête à commander un café, lorsque son téléphone sonne. Cet homme, c’est Kimbal Musk, par ailleurs investisseur minoritaire de Tesla.

–  Tu penses vraiment que c’est raisonnable de mettre plus d’argent dedans ?

A l’autre bout du fil, la voix anxieuse de son frère se fait entendre :

–  On est tout près de réussir. On ne peut pas abandonner maintenant.

Avec cet appel, Elon Musk parvient à convaincre son frère de remettre de l’argent dans Tesla, toujours déficitaire. Il va répéter l’opération avec les autres investisseurs, et beaucoup cèderons aux demandes de Musk, qui parvient ainsi à récolter un fond d’urgence de 40 millions de dollars.

Cet argent permet à Tesla de survivre encore un peu. Mais Elon le sait, à la moindre petite erreur, il perd tout ce qu’il lui reste. Pendant cette période difficile, il est d’ailleurs obligé d’emprunter de l’argent à ses amis pour se nourrir, lui offrant ainsi un aperçu de ce qu’il pourrait vivre s’il avait fait le mauvais choix, le coup de poker de trop.

 

A cette époque, chaque jour revenait à manger du verre et à regarder fixement dans l’abîme de la mort.

 

C’est ce courage qui fera dire à son ex-femme

 

Elon a de grosses couilles d’acier. Je ne plaisante pas.

 

Mais il n’y a pas que Tesla qui souffre de la crise financière mondiale. A vrai dire, à peu près tous les constructeurs sont fragilisés par cette période d’instabilité économique.

Elon va alors manœuvrer suffisamment habilement pour pouvoir tirer son épingle du jeu…

En 2009, alors qu’il en a terminé avec le Roadster, qui se sera finalement vendu à un peu plus de 1300 exemplaires, il décroche un prêt de 465 millions de dollars de la part du gouvernement américain, ce qui lui permet de passer enfin à la phase 2.

Mais avant de pouvoir produire les Tesla Model S, Elon doit résoudre un petit problème : il ne possède aucune usine pour fabriquer ses voitures.

En effet, jusque-là, il s’était contenté d’externaliser une grande partie de la production des Roadster, profitant du fait que ces derniers étaient produits en quantité très limitées.

Il ne lui restait alors plus qu’à les assembler, un par un, ce qui était fait dans un garage situé à l’arrière de son showroom de Menlo Park.

Mais un garage n’est pas une usine. Elon se met alors à en chercher une, afin de produire à grande échelle son second modèle.

Et justement, Toyota, en difficulté suite à la crise, cherche à se séparer d’une de ses usines, située à Fremont, en Californie.

Cette usine, surnommé Nummi, est gigantesque. A vrai dire, on pourrait même la considérer comme une petite ville.

A l’origine, Nummi était utilisée à la fois par General Motors et Toyota. Dans ses plus belles heures, 450 000 voitures en sortaient chaque année. Mais la crise économique et la baisse des ventes de voitures qui s’en est ensuivie sont passé par là. En 2009, General Motors, en faillite, jette l’éponge.

Toyota résiste un peu mieux, mais il est prévu que la production s’arrête en avril 2010.

Un mois avant la date fatidique, cependant, Akio Toyoda, le président de Toyota, accorde à Musk le droit de visiter clandestinement l’usine.

Elon est ravi. Jusqu’à présent, l’entrée de celle-ci lui était interdite.

En effet, même si Tesla et Toyota ne jouent pas dans la même catégorie, Tesla n’étant parvenu à vendre qu’un petit millier de voitures de sports, là ou Toyota en produisait des millions chaque année, les dirigeants japonais gardaient à l’esprit que Musk restait un concurrent, un concurrent à l’ambition dévorante, un concurrent qui ne souhaitait pas rester confiné à un marché de niche.

Mais comme personne d’autre que lui ne voulait acheter une usine de 80 hectares, Toyoda s’est résolu à laisser entrer Musk, espérant conclure la vente. 

Vêtu d’une blouse bleue, et accoutré d’un casque de sécurité et de lunettes en plastique, en partie pour ne pas se faire reconnaître, Elon Musk visite l’usine géante avec un responsable de l’entreprise, au milieu de plusieurs milliers d’ouvriers, s’affairant sans discontinuer autour des chaînes de montages, qui voyaient passer des centaines de Toyota Corolla et de 4×4 Tacoma.

Convaincu, il offre alors d’acheter l’usine pour 42 millions de dollars. C’est la somme qu’il avait mise de côté en prévision de l’achat d’une installation plus modeste. 

Il sait que c’est un pari risqué, la valeur de l’usine ayant été évaluée à 1 milliard de dollar, un prix bien au-dessus de ses moyens.

Mais Elon prend sa chance. Après tout, Toyota, affaiblie par la crise, n’aurait aucun intérêt à garder une usine dont la seule utilité est de leur faire perdre de l’argent. Logiquement ils devraient lui céder, logiquement…

Un mois plus tard, Elon reçoit une réponse. Fébrile, il sait que c’est un moment important, peut être décisif pour Tesla.

Et, un peu surpris mais heureux, il apprend que son offre a été accepté par Toyota.

Par la suite, l’introduction en bourse de Tesla permet à Elon de récupérer 226 millions de dollars. Cet argent lui servira à moderniser l’usine. Au passage, Toyota acquiert 2,5% de Tesla pour 50 millions de dollars.

Marchant au milieu de rangées de perceuses robotiques aussi silencieuses qu’immobiles, Musk visite une seconde fois l’usine, cette fois ci en tant que propriétaire.

Émerveillé par le gigantisme de l’endroit, Elon tente, non sans mal, de contenir son excitation. Il est comme un enfant, qui ouvrirait fébrilement ses cadeaux de noël en s’imaginant déjà jouer avec.

Tout ce qu’il voie lui appartient, comme cette immense presse-plieuse de 18 mètres de haut, qui, sous le plafond d’une hauteur démesurée, semble étrangement petite.

 

Bordel, cet endroit est immense. C’est parfait.

 

Plus tard, en 2012, SpaceX parvient à envoyer la capsule Dragon sur la station spatiale internationale ce qui lui permet de décrocher un contrat de 440 millions de dollars avec la NASA.

SpaceX devient ainsi un acteur incontournable de l’industrie aérospatiale, rivalisant avec le duopole United Launch Alliance, historiquement impliqué dans les lancements de fusées mais responsable de la mauvaise gestion des dotations des pouvoirs publics américains.

Peu à peu, des rumeurs quant à l’introduction de la société en bourse apparaissent. Dans un mail, Elon fait comprendre que ce ne sera pas le cas et explicite sa vision : l’ambition de SpaceX ne réside pas dans le tourisme spatial comme la société de Jeff Bezos ou Virgin Galactic mais dans le développement d’une technologie permettant à l’Homme de vivre sur Mars.

Pour cela, la société construit ses propres satellites et multiplie les lancements de fusées, à un rythme soutenu d’un par mois. SpaceX bénéficie en effet de l’expansion du marché des satellites, boosté par internet.

Avec Franz von Holzhausen, lead designer de Mazda pour l’Amérique du nord, et ancien responsable de la Coccinelle, entre autre, Musk dirige la création du modèle S. Il souhaite que ce nouveau véhicule, en plus d’être électrique et performant, soit doté d’une esthétique similaire à celles de Porsche ou Aston Martin, tout en restant familial, c’est-à-dire en permettant la présence de 7 personnes.

Pour cela, il souhaite que la voiture dispose d’une 3ème rangée de siège. Ce à quoi le designer aurait répondu

–  C’est un 4×4 alors, pas une berline.

Le défi sera néanmoins relevé haut la main, Von Holzhaussen profitant du fait que le Model S n’a pas besoin de tuyaux d’échappement et de bouclier thermique.

Lancée en mai 2012, le modèle S ne passe pas inaperçu. La voiture, dotée de plus de 400km d’autonomie, a des caractéristiques techniques excellentes pour un véhicule électrique.

Et puis, l’expérience d’achat est modernisée. Le service client est irréprochable, les véhicules ne sont disponibles à la vente que via un site internet ou dans les boutiques de la marque, ou beaucoup de choses rappellent Apple, du design épuré jusqu’à l’ambiance high tech.

Bien que vendue 100 000 dollars, la voiture est plébiscitée par les entrepreneurs de la Silicon Valley. Rapidement, on voit les Tesla se multiplier dans les rues des grandes villes californiennes.

6 mois après la sortie du Model S cependant, le ciel recommence à s’assombrir pour Tesla. Il semblerait qu’Elon ne soit pas au bout de sa peine.

La voiture, destinée à une clientèle aisée, n’est pas à la hauteur. Des bugs empoisonnent l’expérience des acheteurs ce qui conduit à des milliers d’annulations de commandes. 

Immédiatement, l’action de Tesla dégringole en bourse. Les investisseurs doutent.

Elon doit serrer la vis : les dirigeants qui avaient mis les problèmes sous le tapis sont licenciés, et tous les employés ne font plus qu’une seule chose, appeler les personnes qui avaient commandé un Model S et conclure, une après une, les ventes.

 

Je me fiche de savoir quel est votre job actuel. Votre nouveau job est de livrer ces voitures.

 

Elon Musk appelle à l’aide son ami Larry Page, un des 2 fondateurs de Google.

Il demande à celui-ci de sauver Tesla en la rachetant pour 6 milliards de dollars,

Larry Page n’y voit pas d’objections, mais les juristes de Google sont pointilleux ce qui retarde la finalisation de l’arrangement.

Ce petit délai est suffisant pour permettre au miracle de s’accomplir. Tesla se rétablit presque aussi vite qu’elle s’était effondrée.

La détermination des employés permet de démultiplier les ventes, les comptes trimestriels de l’entreprise passent dans le vert et le cours de la bourse double. 

11 millions de dollars de bénéfices. C’est peu certes, mais l’hémorragie est stoppée.

Les bugs sont résolus et le prestigieux magazine Consumer Reports accorde à la voiture la note de 103/100. C’est la première fois qu’une voiture atteint un tel score, toute catégorie confondue.

L’accord avec Google tombe à l’eau, et Tesla peut même se permettre de rembourser le prêt du gouvernement américain en avance.

Encore une fois, Elon Musk a gagné. Ce succès éblouissant permet de faire taire les critiques.

Le secteur automobile est un marché très concurrentiel dans lequel il est extrêmement difficile de débarquer, surtout pour une petite startup comme Tesla. Mais voilà, Elon Musk est un homme plein de ressources et son acharnement a fini par payer.

Entre le boom des ventes de Tesla et le lancement triomphant de la capsule Dragon 2, il commence à se faire connaître du grand public.

Sa personnalité étincelante et extravagante attire l’attention de Jon Favreau, le réalisateur du premier Iron Man. Le film est tourné à Los Angeles, et l’équipe décide de se rendre chez SpaceX où elle découvre les projets de la firme.

Jon Favreau décidera de placer une Roadster Tesla dans le hangar de Tony Stark. Elon Musk fera également une apparition dans Iron Man 2.

Visionnaires, jet setteurs, démesurés… riches et amateurs de belles voitures, les similitudes entre les 2 personnages sont nombreuses.

Les médias s’intéressent à cet homme extraordinaire et sa vie privée commence à être dévoilée.

Multimilliardaire, célèbre, à la tête d’entreprises prospères et complémentaires, Elon Musk a réussi beaucoup de choses.

Pourtant, l’entrepreneur n’est pas encore rassasié. Pour lui, l’avenir de l’humanité se trouve dans l’espace et il compte bien se servir de SpaceX pour assouvir son ambition, en colonisant Mars.

Ainsi, il annonce que SpaceX devrait avoir réussi à développer une technologie suffisante pour emmener des humains sur Mars dès 2025. Il voudrait même y implanter une base autosuffisante et une colonie humaine. Dans un discours devant la Royal Aeronautical Society, il déclare que cette nouvelle civilisation devrait comprendre 80 000 personnes à termes.

Pour cela, il est néanmoins nécessaire de réduire le coût du trajet autour du million de dollars selon Musk.

De plus, dès 2013, SpaceX débute les tests d’atterrissages de ses boosters. Ceux-ci, arrivés à plus de 100km d’altitudes, doivent se détacher d’une fusée fusant à plus de 7000 km/h. Difficile dans ces conditions de maîtriser la trajectoire ainsi que l’atterrissage.

S’en suit donc une longue série d’échecs, que l’entreprise n’hésite pas à partager.

Mais, petit à petit, explosions après explosions, millions dépensés après millions dépensés, les choses s’améliorent, jusqu’à ce que, le 22 décembre 2015, dans une séquence futuriste, les 2 boosters se posent parfaitement, presque en douceur, à quelques kilomètres de Cap Canaveral.

Elon Musk peut exulter, pendant que Starman dérive paisiblement dans l’espace, évidemment à bord d’une Tesla.

La seconde idée avant-gardiste d’Elon est le projet Hyperloop. Le concept ? Un nouveau moyen de transport, théoriquement capable d’atteindre les 1 300 km/h. Ainsi, il serait possible de connecter Los Angeles et San Francisco en à peine une demie heure.

N’ayant pas assez de temps à y consacrer, Elon Musk encourage d’autres entrepreneurs à s’investir dans le projet Hyperloop. Depuis, de nombreuses startups travaillant dessus ont vu le jour.

Larry Page explique que Musk fait partie de la minorité des entrepreneurs qui pensent réellement à long terme. Il a aussi déclaré que s’il mourrait en premier, il lui céderai sa fortune pour qu’il atteigne ses objectifs.

Ce dernier est ambitieux et il ne s’en est jamais caché. Quand beaucoup d’entrepreneurs talentueux ont du mal à développer une entreprise, lui en fait avancer plusieurs en même temps.

Alors que Tesla a bâti la plus grande entreprise de fabrication de batteries au monde, que les projets d’Hyperloop se multiplient, que SpaceX est capable de réutiliser des dizaines de fois le premier étage de sa fusée, Elon Musk semble accumuler les réussites et, peu à peu, réussi à matérialiser ses rêves, peut-être moins fou que ce que l’on aurait pu croire.

 

J’aimerais mourir en pensant que l’humanité a un avenir radieux.

 

Si vous souhaitez lire ce livre dans son intégralité, sachez que vous pouvez le retrouver ici en français et ici en anglais (liens affiliés)

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